Dividendes et flat tax (PFU) : fiscalité expliquée simplement

Publié le 3 décembre 2025

Mis à jour le 27 avril 2026

Depuis 2018, les revenus du capital (dividendes, intérêts, plus-values sur valeurs mobilières) sont soumis par défaut à la flat tax, aussi appelée prélèvement forfaitaire unique (PFU). Depuis 2026, son taux global est passé de 30 % à 31,4 %, suite à la hausse des prélèvements sociaux. Il reste toutefois possible, et parfois préférable, d’opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Qu’est-ce que le PFU ?

Le PFU est un prélèvement unique qui s’applique automatiquement sur les revenus du capital. Il se décompose en :

Total : 31,4 % quel que soit votre niveau de revenu. Pour rappel, ce taux était de 30 % jusqu’en 2025 (avec 17,2 % de prélèvements sociaux).

Quels revenus sont concernés ?

À l’inverse, les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune) et le PEA détenu plus de 5 ans sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu (seuls les 18,6 % de prélèvements sociaux s’appliquent pour le PEA).

L’option pour le barème progressif

Chaque année, sur votre déclaration, vous pouvez choisir de soumettre l’ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers au barème progressif en cochant la case 2OP. Cette option est globale (vous ne pouvez pas l’appliquer seulement aux dividendes) et annuelle.

En optant pour le barème, vous bénéficiez :

PFU ou barème : quand choisir quoi ?

Le choix dépend principalement de votre tranche marginale d’imposition (TMI) :

Exemple pour un petit épargnant

Emmanuel, salarié célibataire avec un revenu imposable de 25 000 €, a perçu 800 € de dividendes en 2026. Sa tranche marginale est 11 %.

Option PFU (par défaut) :
Impôt : 800 × 31,4 % = 251,20 €.

Option barème :
Base imposable après abattement de 40 % : 800 × 60 % = 480 €.
Impôt : 480 × 11 % + 800 × 18,6 % = 52,80 + 148,80 = 201,60 €.

Emmanuel économise environ 50 € en cochant la case 2OP.

Le prélèvement forfaitaire non libératoire (PFNL)

Lorsque vous percevez des dividendes, votre banque prélève immédiatement 12,8 % d’acompte (PFNL) + 18,6 % de prélèvements sociaux. Cette avance est ensuite régularisée lors de la déclaration :

Vous pouvez demander une dispense de prélèvement si votre revenu fiscal de référence de l’année N-2 est inférieur à 50 000 € (célibataire) ou 75 000 € (couple). La demande se fait auprès de votre banque avant le 30 novembre de l’année précédente.

En résumé

La flat tax simplifie la fiscalité des placements mais n’est pas toujours l’option la plus intéressante. Les contribuables non imposables ou faiblement imposés gagnent souvent à opter pour le barème, avec l’abattement de 40 % sur les dividendes. La case 2OP se coche en quelques secondes et peut rapporter plusieurs dizaines voire centaines d’euros.

👉 Simulez votre impôt en ajoutant vos dividendes pour comparer les deux options.